Festival international du film Cinémascience
Intervention proposée par association Artist Kids
Racontons nous une histoire ?
L’histoire d’un festival…
Un festival d’histoires…
Pendant ce festival qui rend hommage à la science, au cinéma ainsi qu’à l’imaginaire, nous nous proposons d’intervenir pour proposer aux publics de vivre une expérience particulière.
Nous allons immerger les visiteurs dans le monde de la création artistique, par le biais de la vidéo, en leur faisant inventer une histoire et réaliser un ou plusieurs film(s).
Adultes, enfants, nous souhaitons que les publics désireux de participer activement au festival, puissent prendre part à l’invention de cette histoire et devenir les acteurs, les narrateurs, les
techniciens de ce film qui retracera les débats, les évènements, la compétition. Film qui s’interrogera également sur l’évolution de l’image, des techniques, et sur tout ce qu’il nous semblera
intéressant d’aborder autour du cinéma, de l’Homme ; de la science et de l’imaginaire.
Nous organiserons notre stand en 3 espaces pour bien identifier les différentes phases de la fabrication d’un film : Ecriture, réalisation, montage. Phases complémentaires, indissociables mêlant
similitudes, ponts et différences.
-L’espace « imaginaire » : une table, des chaises, papiers, livres et stylos, ainsi que tv, caméra, lecteur dvd pour pouvoir regarder des films. Un espace de réflexion pour débattre et
échanger des idées.
-L’espace « Réel » : Le matériel de tournage, tous les lieux nécessaires au récit (village, expos, salle de ciné, etc…)
-L’espace « sciences & techniques » : une table, des chaises, ordinateurs pour montage, tv, fond bleu, ouvrages scientifiques.
1) L’imaginaire (écriture)
Avant de se lancer dans la réalisation d’un film, il faut essayer de déterminer sa direction, essayer de comprendre ce que l’on va essayer de raconter.
Un film, c’est d’abord une rencontre. Rencontre d’Hommes autour de faits.
Dans cet atelier « imaginaire » nous nous projetteront à travers le temps (passé, présent, futur).
A partir d’une absolue liberté, nous prendrons des directions pour aboutir à des contraintes.
Ces échanges nous conduirons à une écriture, une recherche, une préparation.
Des personnages réels, fictifs et leurs actions. Des lieux, des évènements et des liens de cause à effet.
A travers cet atelier préparatoire nous nous interrogerons sur les arts, sur les images, sur la narration, ou encore les genres. Nous essaieront de déterminer tout ce que l’on peut essayer de
raconter ensemble, à travers l’écrit, l’oral, les sons et les images.
Nous regarderons des extraits de film pour réfléchir ensemble. Car tout ce qui a prit place sur notre terre, a d’abord germé quelque part au fond d’une tête.
2) Le réel (réalisation)
Maintenant que nous avons partagé et réfléchi, nous allons nous confronter au réel pour aborder ce tournage. Un tournage se fait au présent. Il ne faut pas rater ce qui peut-être ne se reproduira
plus. A partir de nombreuses contraintes, il faut déceler une certaine forme de naturel, de liberté.
Cette phase de la construction d’un film est la plus critique. Il faut avoir en tête ce film qui avance sur lui-même et dont on ne voit que des petites parcelles a-chronologiques.
Il faut trouver l’équilibre entre l’équipe technique (public et nous), les acteurs (public, chercheurs, cinéastes et nous) et les auteurs (public et nous).
Le point de vue, les choix de cadre, les mouvements, les raccords sont autant de détails techniques important pour la mise en scène. Le choix entre diriger ou laisser faire la spontanéité.
Un tournage c’est toujours des réussites et des échecs, il faut être précis, consciencieux, à l’écoute, prêt à suivre le chemin prévu ou à tout changer au dernier moment. Les fonctions sont très
hiérarchisées (à la façon d’une ruche ou d’une fourmilière).
Image, son, direction, techniciens, assistants, acteurs, tous métiers confondus.
Un tournage a son propre langage : Verbal, corporel, logos (espace & temps). Un tournage dépend de ce que l’on raconte, et comment on le raconte (fiction, documentaire, reportage, animation,
parodie, expérimental, poéclip)
3) Sciences & Techniques (montage)
La dernière phase pour voir aboutir cette investigation sur toile dans une salle obscure est le montage, la post production. Cette étape est la plus technique, elle fait appel à l’informatique,
au montage virtuel pour coller les images ensemble, y ajouter musiques, bruitages, effets spéciaux. La liberté est aussi importante qu’il n’y a de contraintes à respecter. Le montage est
l’organisation, le rythme, la ponctuation du récit.
Diffusion, jaquette, bonus, sont autant d’éléments à prévoir lorsque tous les rushs sont dans la boite. Cette étape sera l’occasion d’envisager les sciences techniques (math, mécanique,
photographie, physique, chimie, informatique). Mais également toutes les sciences humaines qui composent le 7ème art (psychologie, histoire, ethnologie, théologie, psychanalyse, philosophie,
histoire, etc)